Erro

Biographie          Oeuvres disponibles

“Mon premier nom d’artiste était Ferro. Je l’avais trouvé à la suite d’un voyage en Espagne, en 1952. J’avais alors vécu une semaine dans un village, Castel del Ferro. J’avais trouvé ce nom très beau, d’autant plus qu’en islandais, ‘’fer ro’’ signifie ‘’la tranquillité qui part’’. Je ne savais cependant pas qu’à Montmartre il y avait un artiste brésilien, Gabriel Ferraud. Or il y a une loi en France, de la période de Vichy, qui stipule que les étrangers ne peuvent pas prendre le nom d’un artiste déjà existant. J’ai donc eu un procès, que j’ai perdu deux fois. Avec Jean-Jacques Lebel, on a alors pensé écrire ce nom avec trois ‘’r’’, mais cela n’a pas été accepté. Finalement, au tribunal, on a décidé d’enlever le ‘’F’’. Cela m’a plu. Et en islandais ‘’er ro’’ veut dire ‘’maintenant c’est calme”.

— Erró, Libération, Interview par Henri-François Debailleux, samedi 27 août 2005

Erró étudie l’art de 1949 à 1954 à Reykjavík, puis à Oslo en Norvège et à Florence en Italie. En 1955, il entre à l’École de mosaïque de Ravenne. Il s’installe à Paris en 1958 où il rencontre des artistes, des écrivains et des critiques liés au mouvement surréaliste : Breton, mais aussi Matta, Brauner, Masson, Max Ernst, Man Ray, Miro et Duchamp. Il fut l’époux de Myriam Bat-Yosef, avec laquelle il eut une fille en 1960.
En 1962, il publie «Mecanismo, mécamanifeste», «100 poèmes mécaniques», et un manuel de mécanique pour le collège «Mécascience pour le mécacours moyen». 1962-1963 : Il réalise décors et masques pour le film d’Eric Duvivier «Concerto mécanique pour la folie ou la folle mécamorphose». Entre 1964 et 1967, il réalise son premier film «Grimaces».
Sur la période 1963-1965, Erró participe à des interventions artistiques avec son ami Jean-Jacques Lebel. Lui-même est l’auteur de plusieurs interventions artistiques. En octobre 1963, il inaugure une exposition personnelle avec le happening «Les Critiques d’art». À l’American Center de Paris, en 1964, il réalise le happening «Gold Water». En 1982, il est invité à réaliser une fresque géante à Angoulême et en 1986, il représente l’Islande à la Biennale de Venise. En 1989, il fait une importante donation d’œuvres d’art et d’archives personnelles à la Ville de Reykjavík. Ce fonds est géré par le Musée d’Art de la ville de Reykjavík (Reykjavík Art Museum).

Erro

Biographie

Oeuvres disponibles

“Mon premier nom d’artiste était Ferro. Je l’avais trouvé à la suite d’un voyage en Espagne, en 1952. J’avais alors vécu une semaine dans un village, Castel del Ferro. J’avais trouvé ce nom très beau, d’autant plus qu’en islandais, ‘’fer ro’’ signifie ‘’la tranquillité qui part’’. Je ne savais cependant pas qu’à Montmartre il y avait un artiste brésilien, Gabriel Ferraud. Or il y a une loi en France, de la période de Vichy, qui stipule que les étrangers ne peuvent pas prendre le nom d’un artiste déjà existant. J’ai donc eu un procès, que j’ai perdu deux fois. Avec Jean-Jacques Lebel, on a alors pensé écrire ce nom avec trois ‘’r’’, mais cela n’a pas été accepté. Finalement, au tribunal, on a décidé d’enlever le ‘’F’’. Cela m’a plu. Et en islandais ‘’er ro’’ veut dire ‘’maintenant c’est calme”.

— Erró, Libération, Interview par Henri-François Debailleux, samedi 27 août 2005

Erró étudie l’art de 1949 à 1954 à Reykjavík, puis à Oslo en Norvège et à Florence en Italie. En 1955, il entre à l’École de mosaïque de Ravenne. Il s’installe à Paris en 1958 où il rencontre des artistes, des écrivains et des critiques liés au mouvement surréaliste : Breton, mais aussi Matta, Brauner, Masson, Max Ernst, Man Ray, Miro et Duchamp. Il fut l’époux de Myriam Bat-Yosef, avec laquelle il eut une fille en 1960.
En 1962, il publie «Mecanismo, mécamanifeste», «100 poèmes mécaniques», et un manuel de mécanique pour le collège «Mécascience pour le mécacours moyen». 1962-1963 : Il réalise décors et masques pour le film d’Eric Duvivier «Concerto mécanique pour la folie ou la folle mécamorphose». Entre 1964 et 1967, il réalise son premier film «Grimaces».
Sur la période 1963-1965, Erró participe à des interventions artistiques avec son ami Jean-Jacques Lebel. Lui-même est l’auteur de plusieurs interventions artistiques. En octobre 1963, il inaugure une exposition personnelle avec le happening «Les Critiques d’art». À l’American Center de Paris, en 1964, il réalise le happening «Gold Water». En 1982, il est invité à réaliser une fresque géante à Angoulême et en 1986, il représente l’Islande à la Biennale de Venise. En 1989, il fait une importante donation d’œuvres d’art et d’archives personnelles à la Ville de Reykjavík. Ce fonds est géré par le Musée d’Art de la ville de Reykjavík (Reykjavík Art Museum).